samedi 19 avril 2008

Concert Stéphanie Lignon

Un champ de blé prenait racine Sous la coiffe de Bécassine, Ceux qui cherchaient la toison d'or Ailleurs avaient bigrement tort...

Alors voilà : Stéphanie Lignon à domicile, c’est :

  • D’abord la première représentante de la gent féminine que j’accueillais
  • Ensuite, une formidable artiste qui m’avait été soufflée à l’oreille par Eric Nadot http://www.tranchesdescenes.net, lequel Eric participe également de mon projet, sans s’en douter vraiment…
  • Nous sommes allées l’écouter à Carcassonne, au festival de La Bastide, l’an dernier…

-Je vous le recommande si les sorties spectacles vous tentent…c’est à une heure d’ici, et « il se passe toujours quelque chose », on et off comme dirait Avignon ! C’est également là que j’avais (re) dégusté Syrano et sa troupe (voir « rendez-vous raté »). –

Bref, nous nous sommes, une fois de plus, laissé emporter par son talent, ses mots, ses musiques, sa vivacité, son punch, sa douceur, sa tendresse…Bref, je traverse avec elle tout un registre d’émotions et sa chanson sur les femmes reste pour moi un des meilleurs hommages qui nous aient été rendus :

On avance depuis tant de temps
Toujours là et toujours fidèles,
On se détache doucement
Des liens qui nous serraient les veines,
Des cordes qui nous sont des chaînes
Qui tintent encore trop souvent
Du couchant jusqu’au levant
Victimes de toutes les haines.

Sous les ragots et les menaces
D’un pas discret, d’un pas tremblant,
On a redoublé de courage
Face aux bourreaux de tous les temps.
Sous les insultes et le mépris,
Sous la violence qui nous éventre,
Sous les coups qui nous ont meurtries,
Soumises, humiliées mais vivantes.

Femme artifice, femme ordinaire
Brûlée, battue ou condamnée,
Coupable d’avoir voulu être
Fautive de vouloir exister.
Les poings serrés, toujours debouts
La tête haute et regardez
Le soleil brille aussi pour nous,
Et nous sommes libres d’aimer.

Le corps n’est pas une luxure
Non le corps n’est pas un péché.
Qui donc impose la censure
De se cacher, de s’oublier ?
Ne nous trompons pas de combat,
Le nôtre, c’est la liberté,
La même chance, les mêmes droits :
Ce vieux refrain d’égalité…

Et on dit que le monde avance,
Que les choses ont changé,
Que ce n’est plus une évidence,
Mais peut-on vivre les yeux fermés ?
Car combien de femmes à genoux
Par leur seul souffle condamnées
Pour presque rien, pour presque tout
Doivent-elles encore lutter ?...

On avance depuis tant de temps…
On avance, on avance…

Et pour en savoir plus:

http://pagesperso-orange.fr/stephanie.lignon/

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